Intimidation
L'intimidation est très répandue à travers le monde. Les études ont démontré qu'entre un cinquième (Chine) et les deux tiers (Zambie) des enfants déclarent avoir été verbalement ou physiquement intimidés au cours des 30 jours avant d'avoir été interrogés.
Les garçons sont plus souvent victimes que les filles d'intimidations mais en sont également plus souvent les auteurs. Ils ont plus tendance à recourir à la violence et à l'intimidation physique, tandis que les filles exercent davantage l'intimidation verbale et sociale.
Un problème d'envergure
Bien que le problème soit répandu, seuls 5 des 66 pays étudiés dans la recherche de Plan (Corée, Norvège, Sri Lanka, Royaume-Uni et Etats-Unis) disposent de lois interdisant les intimidations à l'école.
Les enfants sont souvent victimes d'intimidations en raison de leur ethnicité ou de leur sexualité. Les enfants handicapés sont aussi souvent les plus touchés, de même que les enfants les plus jeunes, les plus petits et les plus faibles.
Les enfants victimes de violences au sein de leur famille ont davantage tendance à être brutaux et à souffrir d'intimidations.
Les intimidations sont également plus fréquentes dans les écoles surpeuplées, avec un encadrement adulte inapproprié et de mauvais règlements scolaires. Les enfants fréquentant des écoles situées dans des quartiers pauvres ou violents ou ceux où les discriminations (ethniques notamment) sont acceptées sont aussi plus touchés par la violence.
La plupart des victimes ne signalent pas ce qu'elles subissent car elles se sentent responsables et honteuses. De plus, peu de victimes pensent que leurs écoles vont entreprendre de réelles actions pour améliorer la situation.
De mauvais résultats
Les victimes d'intimidations peuvent perdre confiance en elles, avoir honte, souffrir d'anxiété et en venir à détester l'école. Ces enfants font souvent l'école buissonnière pour éviter la victimisation. Ceux qui restent à l'école souffrent souvent de problèmes de concentration et développent des difficultés d'apprentissage. D'autres réagissent de manière agressive, parfois en intimidant à leur tour leurs camarades de classes pour retrouver un certain statut.
Les enfants victimes d'intimidation ont 5 fois plus de risques d'être déprimés que les autres enfants et les filles ont 8 fois plus de risques de devenir suicidaires.
