Les châtiments corporels
Les châtiments corporels à l'école prennent plusieurs formes : les professeurs frappent, brûlent ou ébouillantent les enfants, ou encore les forcent à s'asseoir durant de longues périodes dans des positions inconfortables.
90 pays autorisent toujours les professeurs à battre les enfants. Même lorsque les châtiments corporels sont interdits, les lois protégeant les enfants sont rarement appliquées.
Les garçons sont généralement davantage victimes que les filles de violences de la part de leurs enseignants. Et les enfants victimes de discriminations en raison d'un handicap, de leur pauvreté, de leur caste, de leur classe sociale, de leur ethnie ou de leur sexualité ont plus tendance à souffrir de châtiments corporels que les autres enfants.
Les châtiments corporels à l'école ne sont pas réglementés dans les pays en développement. Ils sont légaux en Corée, en France et dans un certain nombre d'Etats australiens ou américains.
De piètres excuses
Souvent défendus au nom de la tradition ou de la religion ou juste parce qu'ils sont censés améliorer le comportement des enfants, les châtiments corporels ont au contraire tendance à rendre les enfants plus violents.
Les problèmes sont accentués dans les pays où les enseignants manquent de formation et de motivation. En Equateur, par exemple, de nombreux professeurs sont mal payés et ne sont pas correctement formés pour gérer des classes. Ils ont donc souvent recours à des méthodes violentes.
Les conséquences à long terme
Dans le pire des cas, les châtiments corporels peuvent provoquer des blessures physiques ou la mort. Au mieux, les enfants auront de moins bonnes chances de réussite à l'école. Les enfants victimes de châtiments corporels à l'école abandonnent aussi souvent leurs études.
Sur le long terme, les châtiments corporels sont associés au suicide, à la dépression et à l'alcoolisme. Les victimes ont plus tendance à battre leur conjoint(e) et leurs propres enfants, alimentant ainsi un cycle de violence dans leur famille et leur communauté.
